Le point sur les candidatures patriotes en Essonne

Le point sur les candidatures patriotes en Essonne aux municipales 2026.

Sommaire

Etat des lieux des municipales 2026 en Essonne

A quelques jours du premier tour des élections municipales, notre département offre un terrain d’observation très révélateur de l’implantation du camp national patriote notamment, mais aussi de son caractère hétérogène, dominé par les étiquettes locales, et pénalisé dans de nombreuses communes par la multiplication des listes concurrentes.


Le camp patriote présent et local

Dans les communes de plus de 3 000 habitants, où les étiquettes sont pourtant présentes, l’essentiel des candidatures patriotes le sont sans étiquette et sont donc classées divers/divers droite, c’est-à-dire des équipes locales, souvent issues de majorités municipales, d’oppositions de terrain, mais aussi d’anciens LR et UDI qui ont soit cessé d’être partisans de ces factions soit ont élargis leur base à des personnes d’horizons plus divers et parfois apartisans.

Sur cet ensemble, nous comptabilisons 27 listes patriotes avec une étiquette nationale au total pour les villes de plus de 3000 habitants dont :


  • 16 listes LR

  • 8 listes RN

  • 2 listes DLF

  • 1 liste Reconquête

En plus de cela nous comptons 73 autres listes patriotes qui sont désignées comme divers, divers droite voire divers extrême droite.



Cela est assez commun aux élections municipales qui voient davantage une expression de la démocratie par la confiance envers les candidats. Néanmoins l’on pourra constater que ce phénomène très présent dans les petites communes se transmet progressivement aux grandes villes du département depuis les élections de 2020, avec des listes issues de LR sans étiquette devenues habituelles notamment en ce qui concerne Evry-Courcouronnes et Corbeil-Essonnes. Ainsi, le RN paraît comme l’acteur majeur du retour des partis nationaux dans la politique municipale.


L'implantation du RN à l'échelle municipale

A titre de rappel, les dernières élections municipales de 2020 virent seulement une candidature RN en Essonne, celle de François-Valbert Hélie pour Etréchy (liste ayant atteint les 10% et ayant obtenu un siège au conseil municipal). En effet, il y a six ans l’implantation du RN dans les institutions était très faible malgré son statut de premier opposant. Depuis, une élection présidentielle et deux élections législatives ont mené le RN à disposer d’élus en grand nombre et de devenir un parti de masse lui permettant donc d’en arriver à huit listes (dont une accompagnée de l’UDR) dans le département :

  • Athis-Mons (André Nakache, RN)
  • Draveil (Marc-Antoine Fournier, RN-UDR)
  • Itteville (Laetitia Colonna de Leca Cristinacce, RN)
  • Montgeron (Stefan Milosevic, RN)
  • Morangis (Dominique Schmitz, RN)
  • Paray-vieill-Poste (Antony Cardoso, RN)
  • Ris-Orangis (Claude Stillen, RN)
  • Sainte-Geneviève-des-Bois (Julie ferre, RN)(/li>

Nous pouvons d’ailleurs constater que ces villes peuvent raisonnablement amener le RN à être soit en position de victoire, soit d’opposition principale ce qui montre une véritable stratégie pour le parti à la flamme qui entend bien s’affirmer comme mouvement sérieux et pouvant concurrencer LR dans les collectivités locales. Il est aussi bon de rappeler que, les conseillers municipaux étant pour la plupart grands électeurs, la massification de ceux-ci pour le RN pourrait leur offrir des perspectives aux futures élections sénatoriales.

Le cas des listes Debout la France

Ces élections voient aussi le retour de Debout la France, mouvement très implanté dans le département au niveau municipal. En effet Nicolas Dupont-Aignan, triple candidat présidentiel et ayant déjà annoncé son intention de se présenter à la magistrature suprême l’an prochain est néanmoins tête de la liste de son parti pour Yerres, ville dont il quitta le poste de maire en 2017 pour cause de cumul des mandats. Celui-ci a annoncé à ce titre que ce choix de retour au poste de maire amènerait son successeur à ce poste Olivier Clodong (présent sur la liste en troisième position), à se porter candidat à sa place aux futures élections législatives dans la huitième circonscription de l’Essonne.


Mais DLF sera aussi présent au Coudray-Montceaux avec la liste menée par Yannick Villardier avec une tendance souverainiste affichée. Cela montre bien que l’implantation du parti dans l’Essonne est toujours présente et que cela est amené à continuer.


L’arrivée de Reconquête dans la bataille municipale

Si le mouvement d’Eric Zemmour promeut nettement la liste de son eurodéputée Sarah Knafo pour la capitale, il ne faut pas oublier que des candidatures Reconquête seront présentes dans de nombreuses villes en France. Dans notre département, la liste menée par Tony Gomes pour Limours représente le parti qui entend s’implanter à l’échelle locale et peser institutionnellement de la même manière qu’il pèse idéologiquement depuis sa fondation il y a seulement quatre ans.




LR toujours implanté mais désormais concurrencé

Le parti gaulliste traditionnel, jadis force structurante du département au niveau municipal apparaît aujourd’hui comme une force toujours majeure mais n’ayant désormais plus le monopole de la droite locale. Mais au-delà de la concurrence claire d’autres partis patriotes, un phénomène assez notable depuis 2020 se constate là encore. En effet, depuis les dernières élections municipales, de nombreux acteurs politiques municipaux de droite UMP/LR se présentent

désormais comme divers droite/divers. Cela s’explique en partie par la baisse structurelle de LR au niveau national mais aussi et surtout, l’ouverture des listes à des acteurs locaux venus de plus larges horizons. Cela mène notamment des candidats LR à prendre sur leur liste des personnalités issues d’autres partis patriotes (RN, Reconquête,DLF) et ainsi faire une réelle union des patriotes officieuses au nom de l’intérêt local. Ces unions profitent à tous car elles permettent à LR de se maintenir en renouvelant les équipes et en offrant la possibilité aux autres partis de s’implanter localement sans pour autant avoir à faire une liste entière (chose souvent difficile pour les partis qui ne sont pas déjà présents).


Le cas des listes divers

Comme dit précédemment, la plupart des listes patriotes en Essonne sont étiquetées comme divers droite/divers. Cela s’explique notamment car si l’usage des investitures nationales permet une lisibilité certaine, elle empêche souvent les unions entre citoyens ayant des objectifs communs pour leur localité. Ce constat de désunion d’individus avec des idées similaires concernant la gestion de la chose publique amène naturellement les candidats à ne pas solliciter des investitures, quitte à demander un soutien tacite aux partis nationaux. Cette logique étant même institutionnelle pour les communes de moins de 3000 habitants où aucune étiquette n’est officiellement présente permettant ainsi une union des citoyens autour de sujets purement locaux.


Perspectives de percée du camp national


La percée du camp patriote à ces élections est possible, que ce soit dans l’Essonne ou dans d’autres départements et collectivités mais elle ne dépend pas uniquement des avancées au niveau national. Aux municipales, elle dépend surtout des configurations ouvertes (maire sortant ne se représentant pas), l’unité au premier tour et enfin la capacité à unir au second tour au-delà de sa base initiale (et notamment la capacité à fusionner dans les cas de désunion au premier tour).

Nous pouvons donc dire clairement que la dynamique est nettement meilleure qu’en 2020, surtout pour le RN et pour la lisibilité souverainiste. Mais la question centrale, commune par commune, reste la même : est-ce que l’union se fera dans les candidatures au second tour et surtout chez les électeurs. En effet le mode de scrutin avec prime majoritaire rend nécessaire à tout prix les fusions de listes proches idéologiquement au second tour, auquel cas la défaite devient très probable mais surtout terrible pour le camp vaincu qui ne se contente que d’un rôle de spectateur face à la politique mise en place pendant les six années suivantes. Il est donc crucial pour chaque ville où cette union n’a malheureusement pu se faire au premier tour, qu’elle ait lieu pour le second.

💡 Pensez à à vérifier votre inscription sur les liste éléctorales.

Questions fréquentes

Combien de candidats patriotes en Essonne en 2026 ?

14 candidats patriotes étaient candidats tête de liste à l'élection municipale en 2026 en Essonne .

Qui peut être candidat à l'élection municipale

Tout individu de plus de 18 ans ayant la nationalité française peut être ecandidat, y compris les binationaux.